Katalog GES



FINANCIARISATION ET FRACTURES SOCIO-SPATIALES

L'article complète les travaux sur la financiarisation des économies contemporaines à partir de données portant non pas sur les comptes des entreprises, mais sur la composition de leur personnel. Il retient pour cela plusieurs indicateurs susceptibles de signer la puissance directe et... Full description

1st Person: GODECHOT, Olivier verfasserin
Source: in L'Année sociologique (1940/1948-) Vol. 63, No. 1 (2013), p. 17-50
More Articles
Type of Publication: Article
Language: French
Published: 2013
Keywords: research-article
Online: Volltext
  Search for full text
Summary: L'article complète les travaux sur la financiarisation des économies contemporaines à partir de données portant non pas sur les comptes des entreprises, mais sur la composition de leur personnel. Il retient pour cela plusieurs indicateurs susceptibles de signer la puissance directe et indirecte de la finance contemporaine : l'importance et la concentration relative au sein des fractions les mieux payées des salariés travaillant dans le secteur de la finance, au sein des holdings des entreprises non-financières, dans le secteur du conseil aux entreprises ou comme cadres financiers des entreprises non-financières. La concentration des salariés de la finance au sein des salariés les mieux payés semble être le phénomène le plus marquant du processus de financiarisation. L'article examine ensuite les conséquences de la financiarisation sur les inégalités socio-spatiales. À l'accroissement des inégalités, phénomène déjà connu et mis en évidence dans nos précédents travaux, s'ajoute un phénoméne de fractionnement du territoire entre la « ville globale » (le grand Paris et en particulier son quartier d'affaires de La Défense) qui possède un centre financier international et les autres parties du territoire. Ainsi, le processus de ségrégation spatiale devient massif des lors qu'on monte assez haut dans la distribution des salaires et qu'on prend en compte le lieu de travail. Quoique de moindre ampleur, la concentration des salariés riches, produite par la financiarisation, participe à la ghettoïsation résidentielle des salariés les plus fortunés. Our paper contributes to the literature on financialization of modern economy and relies on firm staff data instead of the usual company accounts data. It uses for this aim several indicators that reveal the direct or indirect power of contemporary finance: importance and relative concentration within top paid wageearners, of the finance sector, of holdings in non-finance firms, of business consulting, and of financial managers in non-finance firms. Concentration of the finance sector among top wage earners seems to be the most striking phenomenon of the fmancialization process. The article then examines the impact of fmancialization on socio-spatial inequalities. To the increase in inequality, a phenomenon already known and demonstrated in our previous work, adds a phenomenon of territory division between the "global city" (Greater Paris and in particular its business district of La Defense) which has an international financial center and other parts of the territory. Thus, the process of spatial segregation becomes massive once we climb high enough in the wage distribution and we take into account the workplace. Albeit on a smaller scale, the concentration of working rich produced by fmancialization contributes to the residential ghettoization of the wealthiest wage earners.
Item Description: Copyright: © Presses Universitaires de France, 2013
Physical Description: Online-Ressource
ISSN: 1969-6760

Similar Items

Cannot find similar records

Library Services

Search Options

Quick links

Orientation